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Mais qui se cache derrière Sobags64?

Tout comme mes articles, je suis upcyclée

photographie Sonia, couturière à Anglet

So, pour Sonia

Un début de vie marqué par les épreuves

Bébé secouée puis enfant maltraitée, ma vie est parfois compliquée. Je m'accroche à la vie.

J'ai eu mes enfants tôt, comme une revanche sur le sort qui fut le mien. Je les préserve de toute souffrance extérieure.

Malgré les aléas de la vie, je les laisse évoluer dans la même école, avec les mêmes copains, du même quartier.

Les déménagements n'ont pas eu de conséquences sur la stabilité de leur univers scolaire. Et j'en fais ma fierté, comme un point d'encrage qui m'a tellement manqué toute ma vie.

Je me félicite de pouvoir leur offrir ce cadeau que personne ne paraît comprendre, à part moi. Je me bats chaque instant pour que leur vie soit la plus douce possible.

Affronter les cicatrices du passé

Malheureusement, les cicatrices de mon enfance refont surface. Peu à peu, je me remets en question.

J'ouvre enfin les yeux sur la consommation de boissons dévastatrice de mon mari. Source de souffrance, son alcoolisme me meurtrit.

Mais je continue encore et toujours, je souhaite par-dessus tout faire en sorte que ce cercle infernal cesse.

Je casse le cercle vicieux qui lie le père de mes enfants à mon état de souffrance.

Un tournant décisif : reconstruire à partir de rien

Après m'avoir jetée à la porte, je passe des mois chez ma mère sur un canapé deux places non convertible. Je me cramponne et on m'offre l'opportunité d'avoir un appartement.

Puis arrive le jour du jugement, au tribunal, en vue d'une procédure de divorce. Mon mari se présente alcoolisé, encore ! La juge comprend la situation dramatique que je vis.

Mes enfants me suivent dans le nouveau logement familial. Petit, sans meubles, car le père ne veut rien partager tant que le divorce n'est pas prononcé.

Les meubles, ce n'est pas grave. Ce que je ressens après tous ces mois passés, c'est un calme intérieur.

Je peux vous assurer que cette sensation d'apaisement, c'est de l'or, un cadeau inestimable qui permet de se reconstruire et d'entrevoir l'avenir différemment.

Un défi de taille : devenir autoentrepreneure

Alors, après une année de sérénité mais de grandes difficultés économiques, je décide, non sans peurs, de me lancer encore un défi : celui d'être autoentrepreneure.

Oui, autoentrepreneure, à 40 ans et en plein confinement... Le premier de cette année 2020 dont la planète se souviendra comme une année hors normes.

Croyez-vous que cela m'arrête ? Pas du tout.

Au contraire, chaque jour, je me lève et je continue d'avancer avec positivité, voulant montrer à mes enfants que les chemins, bien que tortueux, mènent à la liberté.

Travailler avec ses valeurs et se réinventer

L'essentiel pour moi, c'est de travailler. De le faire en adéquation avec mes valeurs.

Je ne prétends pas que c'est facile. J'ai d'ailleurs une activité salariée à côté (de garde d'enfants). Je donne le maximum, je continue, et j'essaie d'amener de la positivité à ma communauté via mes stories Instagram.

Je m'entoure de coachs et de gens bienveillants.

Je sais que construire mon activité salariée est salvateur dans mon cas, car le monde du travail est compliqué à vivre pour une hypersensible comme moi.

Récemment, j'ai eu ma première stagiaire. La professeure venue en visite m'a gentiment dit : "Vous avez la foi !"

Mot qui peut faire peur, mais j'ai espoir en l'humanité. Je suis optimiste pour l'avenir et convaincue par mon travail.

upcycling anglet

L'upcycling : une évidence

Alors, comment arrive-t-on à l'upcycling ?

Il s'est imposé comme une nécessité pour mon budget de maman, en couple ou célibataire, et cela a continué de l'être en tant que microentrepreneure.

La fibre écologique et responsable est ancrée dans mes habitudes du quotidien.

Si, dans ma page d'accueil, je vous présente Sobags64 comme une kaizen attitude, c'est parce que nous avons commencé par de la cuisine paléo (ou fait maison).

En effet, ma fille bébé souffrait d'eczéma, et notre dermatologue allergologue nous a soumis à un protocole alimentaire strict pour Lucy. Nous avons donc fait la même chose pour mon poupon numéro deux.

Un engagement pour un monde plus responsable

C'est ainsi que nous avons commencé à utiliser des produits doux pour leurs peaux, sans parfum, et toujours plus naturels.

Puis, je me suis engagée dans une démarche de maintien agricole pour nos producteurs locaux en achetant mon panier au plus local.

Je continue ma démarche en arrêtant ma consommation de produits ménagers de grande distribution et en les remplaçant peu à peu par des produits nettoyants moins polluants et naturels.

C'est donc tout naturellement que mon projet couture s'est engagé sur un impact toujours plus respectueux de mon environnement.

Je chine, je redonne vie à des tissus dont les teintes ont été délavées. Je fais des teintures végétales naturelles. Et j'ai encore plein de projets toujours plus locaux, plus made in France, et plus artisanaux.

Sobags64 : un cheminement passionné

Je propose parfois des prototypes qui pourraient faire grincer des dents. Mais je continue et continuerai à progresser, à améliorer ma marque.

Voici donc le cheminement qui m'a conduite jusqu'à vous aujourd'hui, et je suis heureuse de partager avec vous toujours plus de projets.

La page Sobags64 vient juste de s'ouvrir et les pages à venir seront, je l'espère, tout aussi prometteuses.

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